Toutânkhamon : son Tombeau et ses Trésors
Exposition

Toutânkhamon : son Tombeau et ses Trésors

Reconstitution du tombeau de Toutânkhamon à Paris Expo (3/07/2026 au 6/09/2026) : 2 500 m², près de 1 000 reproductions, projection 360° et réalité virtuelle.

Paris Expo Porte de Versailles (Pavillon 5.1)

1 Place de la Porte de Versailles, 75015 Paris

03 juil. 2026 — 06 sept. 2026

Tous les jours : 10h - 19h

L’exposition

Une restitution à taille humaine, pensée comme un retour sur la découverte autant que comme un parcours muséal.

Sur plus de 2 500 m², le parcours recompose la séquence spatiale de la découverte d’Howard Carter: près d’un millier d’objets reproduits sont replacés dans l’ordre et l’entassement où ils furent trouvés. La scénographie privilégie la géographie intime des chambres, laissant aux visiteurs la possibilité de lire la logique du dépôt plutôt que d’arpenter une suite d’objets isolés.

Les pièces présentées ne sont pas des originaux mais des copies fabriquées en Égypte et validées par des égyptologues, exécutées pour restituer la matérialité des matériaux, la taille des meubles et la densité des empilements. Produite par Semmel Exhibitions, la reconstitution vise la lisibilité: comprendre comment, physiquement, on enterrait un roi de la XVIIIe dynastie.

L’ensemble fonctionne moins comme une vitrine d’objets précieux que comme une scène archéologique reconstituée: on ressent la pression des volumes, le jeu des ombres sur les parois peintes et la manière dont les objets composent un décor funéraire destiné à accompagner une vie interrompue trop tôt.

Pourquoi y aller ?

Quatre bonnes raisons de une visite cet été.

Lire la tombe dans son ensemble. La reconstitution restitue l’entassement et la disposition originels, permettant de comprendre la logique spatiale du mobilier funéraire.
Une matérialité fidèle. Près de 1 000 reproductions fabriquées en Égypte et validées par des égyptologues restituent tailles, textures et proportions.
Un récit augmentÉ. Projection 360° et réalité virtuelle replacent les objets dans la vie du roi, ses rites et la découverte archéologique.
Voir l’ensemble sans traverser la Méditerranée. La reconstitution offre, à Paris, une visibilité d’ensemble que les contraintes de prêt rendent rare avec les originaux.

Le tombeau de Carter: reconstituer la découverte de 1922

La scénographie cherche à faire sentir la brèche ouverte, la surprise et l’intimité de la découverte.

La tombe restituée telle que Carter l’a découverte en 1922 La découverte de la tombe de Toutânkhamon, en 1922, a connu un retentissement mondial. Monté sur le trône vers neuf ans, mort à dix-huit ou dix-neuf ans après une dizaine d’années de règne, ce pharaon de la XVIIIᵉ dynastie avait presque disparu des mémoires.

Sa sépulture, restée largement à l’écart des pillages qui ont vidé les autres tombes royales, a livré plusieurs milliers d’objets, accumulés pour l’accompagner dans l’au-delà. Interrogé sur ce qu’il apercevait par la brèche, Howard Carter aurait parlé de « merveilles ».

Bijoux, armes, instruments de musique, mobilier et le célèbre masque funéraire en or composaient cet ensemble, qui a fait du jeune souverain une icône mondiale. ≈ 1 000 Objets reproduits, replacés dans la disposition de 1922 Atelier royal égyptien (XVIIIᵉ dynastie), Masque funéraire de Toutânkhamon, v.

1323 av. J.

-C., or et pierres semi-précieuses (reproduction d’après l’original) L’exposition fait le pari de restituer ce tombeau tel qu’il est apparu, plutôt que d’aligner quelques pièces derrière des vitrines.

Les objets (près d’un millier) sont des reproductions. Fabriquées en Égypte par des artisans, elles s’appuient sur les archives de la fouille et sur l’examen des originaux conservés au Caire, sous le contrôle d’égyptologues, les spécialistes de l’Égypte ancienne.

Replacés dans l’ordre où Carter les a trouvés, les objets donnent à comprendre comment le mobilier funéraire (les objets placés autour du défunt) emplissait les chambres. On y retrouve l’entassement d’origine : meubles, coffres et statues serrés dans des espaces réduits, jusqu’aux chars d’apparat du jeune roi.

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L'avis éditorial

La force de cette exposition tient à sa cohérence: privilégier la lecture spatiale du tombeau plutôt que l’étalage d’objets transforme la visite en une enquête visuelle.

Les copies, honnêtes et rigoureuses, servent une narration claire et sensible, qui vaut le déplacement.

Des reproductions, non des originaux: ce que l’on vient voir

La transparence sur la nature des pièces est affichée: l’enjeu est épistémologique et visuel, non patrimonial au sens de prêt d’objets.

Des copies assumées, et ce qu’elles donnent à voir Soyons clairs : aucune pièce présentée n’est authentique. Tout est copie, fidèle et soignée, mais copie.

Recourir à des reproductions permet d’ailleurs de montrer l’ensemble sans les contraintes de prêt et de conservation des originaux. Cette franchise n’ôte rien à l’intérêt du parcours, conçu et produit par Semmel Exhibitions, qui a déjà beaucoup voyagé et revendique plus de sept millions de visiteurs.

Florence Maruéjol, égyptologue et porte-parole parisienne de l’exposition, en souligne la portée pédagogique : approcher, pour le plus grand nombre, le faste funéraire dont le jeune roi était entouré. Réuni d’un seul tenant, dans sa disposition d’origine, ce trésor se laisse mieux saisir qu’à travers les pièces longtemps présentées séparément au musée du Caire.

7 Millions De visiteurs accueillis par le parcours à travers le monde Quant aux originaux, ils ont changé d’adresse. Depuis novembre 2025, l’intégralité de la collection de Toutânkhamon (plus de cinq mille objets) est réunie pour la première fois depuis sa découverte au Grand Musée égyptien, ouvert au pied des pyramides de Gizeh.

Le fameux masque d’or, plus de dix kilos d’or massif, y a rejoint le reste du trésor. Ce musée, l’un des plus vastes consacrés à l’archéologie, lui réserve deux salles entières.

La reconstitution parisienne ne prétend donc pas rivaliser avec l’aura des pièces véritables : elle offre autre chose, le trésor recomposé et expliqué, sans avoir à rejoindre l’Égypte. Reconstitution de l’antichambre du tombeau de Toutânkhamon : chars démontés, lits funéraires et mobilier entassés (reproductions) Dans l’antichambre encombrée, plusieurs chars démontés voisinent avec les lits funéraires à figures animales.

La tombe en renfermait six au total (quatre dans l’antichambre, deux dans la chambre du trésor), tous démontés pour franchir les couloirs étroits. Les deux plus richement ornés, que Carter nommait « chars d’État », sont en bois plaqué d’or, rehaussés de verre et d’ivoire ; les autres, plus légers, servaient à la chasse ou aux déplacements.

Au-delà des ors funéraires, ces véhicules rappellent le prestige et la mobilité du jeune roi. La reproduction grandeur nature restitue la scène telle qu’elle est apparue à Carter.

Questions fréquentes

Quand et où se tient l’exposition ?

« Toutânkhamon : son Tombeau et ses Trésors » se tient du 3 juillet 2026 au 6 septembre 2026, au Pavillon 5. 1 de Paris Expo Porte de Versailles (1 Place de la Porte de Versailles, 75015 Paris).

Que vais‑je voir sur place ?

Sur plus de 2 500 m², le parcours présente près de 1 000 objets fidèlement reproduits et replacés dans la disposition où Howard Carter les trouva; aucune pièce exposée n’est un original.

Combien de temps prévoir et l’exposition est‑elle accessible ?

Prévoyez environ 90 à 120 minutes pour parcourir la reconstitution, réaliser l’expérience de réalité virtuelle et assister à la projection à 360°. Le parcours est annoncé comme accessible aux personnes à mobilité réduite.

Comment son billet et quel est le prix d’entrée ?

Les billets sont proposés à partir de 19,90 € pour un adulte; la production indique une en partenariat (Fnac Spectacles). Consultez les modalités et disponibilités actualisées avant votre visite.

Réalité virtuelle et salle à 360°: au-delà des objets

La part numérique complète la matérialité des reproductions en restituant la biographie et le contexte rituel du roi.

Une salle de projection à 360° prolonge la visite en replaçant la sépulture dans un horizon plus large: images d’archives, restitutions et paysages sonores composent un récit qui donne chair à l’arrière-plan religieux et politique du jeune souverain. L’expérience n’écrase pas la matérialité des objets: elle l’éclaire, en montrant comment ces pièces prenaient sens dans les rituels et la vie de cour.

L’offre inclut aussi une expérience de réalité virtuelle conçue pour ouvrir sur l’Égypte du roi et sur le moment de la mise au jour par Carter; le casque devient alors un instrument de contextualisation, non un outil de spectacle gratuit. La bande-son, signée par le studio Bleeding Fingers, accompagne ces séquences et travaille la tension entre mystère et restitution documentaire.

Au total, la technologie sert la narration: elle replace le visiteur dans un temps et un espace, sans remplacer l’effet produit par la confrontation aux volumes et aux matières reconstitués.

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