Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890
Exposition

Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890

Au Musée des impressionnismes Giverny, «Avant les nymphéas» (27/03, 05/07/2026) réunit une trentaine de toiles (1883, 1890) et replace Monet dans son décor.

Musée des impressionnismes Giverny

99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny

27 mars 2026 — 05 juil. 2026

Tous les jours (y compris jours fériés) : 10h - 18h. Dernière admission : 17h30.

L'exposition

Au Musée des impressionnismes Giverny, «Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883‑1890» propose une rare plongée dans les premières années où Monet pose son chevalet sur ces rives normandes. En rassemblant une trentaine de toiles et en renvoyant délibérément les tableaux vers les paysages qui les ont inspirés, l’exposition offre une expérience sensible et immédiate, idéale pour redécouvrir l’œuvre de Monet au plus près de son motif.

Le musée des impressionnismes Giverny consacre une exposition aux premières années de Claude Monet dans le village normand. «Avant les nymphéas.

Monet découvre Giverny, 1883‑1890» rassemble, du 27 mars au 5 juillet 2026, une trentaine de toiles peintes entre l'arrivée du peintre et l'achat de sa propriété. À l'occasion du centenaire de la disparition de Monet, le 5 décembre 1926, ces œuvres reviennent sur les lieux mêmes de leur création.

L'exposition, commissariée par Cyrille Sciama et Marie Delbarre, bénéficie du soutien du musée Marmottan Monet et de l'Académie des beaux-arts.

Pourquoi y aller

«Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883‑1890» propose une plongée précise dans les premières années où Monet s’enracine au village normand, rassemblant une trentaine de toiles réalisées entre son arrivée et l’achat de la maison du Pressoir. L’accrochage, conçu par Cyrille Sciama et Marie Delbarre, invite à lire l’évolution du peintre en le replaçant littéralement dans son paysage.

Une trentaine d’œuvres centrées sur une période clé. L’exposition réunit environ trente toiles peintes entre 1883 et 1890, offrant une lecture concentrée et cohérente des motifs, coquelicots, peupliers, rives de l’Epte, qui fermentont la palette de Monet avant les Nymphéas.
Des pièces rares, dont un autoportrait peu montré. Parmi les œuvres présentées figure l’Autoportrait coiffé d’un béret (1886), tableau rarement exposé, ainsi que des œuvres récemment retrouvées: des pièces qui donnent à voir la vie intime et la pratique répétée du peintre à cette époque.
Voir les tableaux puis reconnaître les paysages. Le parti pris muséographique ramène les toiles sur leurs lieux de création: installé à quelques pas de la maison du Pressoir, le visiteur peut contempler une toile, puis sortir et retrouver le même paysage, une expérience de comparaison directe et singulière.
Un projet scientifique et commémoratif solide. Commissariée par Cyrille Sciama et Marie Delbarre et soutenue par le musée Marmottan Monet et l’Académie des beaux‑arts, l’exposition s’inscrit dans le cadre du centenaire de la disparition de Monet, gage d’un propos historique et documenté.

Monet s'installe au pressoir

Du locataire de Poissy au peintre de Giverny Au printemps 1883, Claude Monet quitte Poissy et s'installe avec Alice Hoschedé et les enfants de celle-ci au Pressoir, une ferme au crépi rose qu'il loue au viticulteur Louis-Joseph Singeot. L'emménagement a lieu le 29 avril.

Le peintre sort aussitôt explorer les alentours, chevalet sous le bras. Il arpente les rives de l'Epte et de la Seine, traverse les prairies, remonte vers les collines.

Chaque motif retient son attention: un rideau de peupliers, un champ de coquelicots, le méandre d'une rivière. Monet peint sur le vif, attentif aux effets fugitifs de la lumière normande.

Claude Monet (1840, 1926), Autoportrait coiffé d'un béret, 1886, huile sur toile, 56 × 46 cm, collection particulière L'Autoportrait coiffé d'un béret, réalisé en 1886, témoigne de cette période d'enracinement. Cette huile sur toile de 56 × 46 cm montre l'artiste en blouse sombre, le regard concentré, sur un fond de ciel bleu.

Jamais vendu du vivant du peintre, ce portrait intime a appartenu toute sa vie à son fils Michel. Le tableau, rarement exposé, ancre le parcours de «Avant les nymphéas» dans l'intimité du peintre.

«Je suis dans le ravissement, Giverny est un pays splendide pour moi.», Claude Monet à Théodore Duret, 1883 D'autres toiles de ces mêmes années fixent les premières impressions de Monet face à la topographie locale. Le Bras de Seine à Giverny, peint en 1885 et conservé au musée Marmottan Monet, illustre sa capacité à saisir les reflets sur l'eau dès les premiers mois.

L'exposition déploie ces années d'exploration en cinq volets thématiques, des rives de l'Epte aux premiers aménagements du jardin.

L'avis éditorial

Immanquable, cette plongée dans les années où Monet s’enracine à Giverny bouleverse par sa simplicité et sa force : une trentaine d’œuvres - dont un autoportrait rarement montré - révèlent ici, sans ostentation, la genèse d’un regard qui aboutira aux Nymphéas.

L’expérience, intime et lumineuse, de voir ensuite les paysages qui ont nourri ces toiles rend la visite profondément vivante et donne envie de revenir voir, sentir et comprendre Monet au plus près de son motif.

Coquelicots, peupliers et rives de l'epte

L'inventaire pictural d'un territoire normand De 1883 à 1890, Monet dresse un inventaire pictural des environs de Giverny. Les coquelicots parsèment les prairies au printemps, les peupliers bordent les berges de l'Epte, les collines ferment l'horizon au sud.

Le peintre capte ces motifs au fil des saisons et des heures, traquant la manière dont la brume, la pluie ou le soleil transforment un même site. ~30 Toiles réunies dans l'exposition, couvrant sept années d'exploration Sa méthode se précise pendant ces sept années. Monet travaille en plein air, souvent sur plusieurs toiles à la fois, passant de l'une à l'autre selon les conditions atmosphériques.

Il ne cherche pas l'anecdote pittoresque mais l'effet lumineux: un reflet dans l'eau, une ombre portée sur un champ, la vibration d'un ciel couvert.

Claude Monet (1840, 1926), Bras de Seine à Giverny, 1885, huile sur toile, 66 × 93 cm, Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, inv. 5175 Focus sur l'œuvre Peint en 1885, soit deux ans après l'arrivée de Monet à Giverny, ce tableau montre un bras de la Seine baigné de reflets que le peintre capte depuis les berges proches de sa maison du Pressoir.

Conservée au musée Marmottan Monet grâce au legs de Michel Monet en 1966, cette toile illustre l'attention précoce du peintre aux jeux de lumière sur l'eau, motif qui deviendra central dans son œuvre. L'exposition fait revenir ce tableau sur son lieu de création, permettant aux visiteurs de confronter la toile au paysage réel visible depuis les abords du musée.

Comme le souligne le parcours conçu par les commissaires Cyrille Sciama et Marie Delbarre, cette proximité entre l'œuvre et le motif constitue le cœur de l'expérience proposée au public. Les environs du village offrent au peintre une variété de motifs concentrés dans un périmètre restreint, entre la vallée de la Seine et celle de l'Epte.

Le visiteur suit le regard de Monet, des prairies aux berges, des champs de coquelicots aux vues de Vernon. Certaines œuvres, rarement montrées ou récemment retrouvées, comme L'Inondation, Vétheuil, totalement inédite, révèlent un artiste attentif aux moindres variations du paysage.

Questions fréquentes

Quelles sont les dates, les horaires et l’adresse de l’exposition ?

«Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883‑1890» se tient du 27 mars au 5 juillet 2026 au Musée des impressionnismes Giverny, 99 rue Claude Monet, 27620 Giverny. Le musée est ouvert tous les jours (jours fériés inclus) de 10h à 18h; dernière admission à 17h30.

Que présente exactement l’exposition et qu’est‑ce qui la rend particulière ?

L’exposition réunit une trentaine de toiles peintes entre 1883 et 1890, période où Monet découvre et s’enracine à Giverny. Commissariée par Cyrille Sciama et Marie Delbarre, elle met en lumière motifs et atmosphères, coquelicots, peupliers, rives de l’Epte, et rassemble des pièces rares, dont l’Autoportrait coiffé d’un béret (1886) et des œuvres récemment retrouvées. Le parti pris muséographique est aussi séduisant qu’éloquent: ramener les tableaux sur les lieux mêmes où Monet les a peints, le musée étant situé à quelques pas de la maison du Pressoir.

Comment un billet et quels sont les tarifs et gratuités ?

Le tarif plein adulte indiqué est de 14 €. Les billets sont vendus. Entrée gratuite le 1er dimanche du mois en avril, mai et juin; gratuité pour les Eurois le 1er dimanche de juillet sur présentation d’un justificatif.

Comment se rendre au musée et quelles installations pratiques sont disponibles sur place ?

En train: ligne Paris Saint‑Lazare, Rouen, arrêt Vernon‑Giverny (à 7 km), puis navettes, taxis ou vélos depuis la gare. En voiture: A13 sortie n°16, direction Vernon puis Giverny; parking gratuit de 800 places (accès par le Chemin du Roy). Le musée est labellisé «Accueil Vélo» (parcours La Seine à Vélo, environ 5 km depuis Vernon). Sur place, musée, restaurant, jardin, boutique et auditorium sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant; guides en grands caractères, boucles magnétiques pour l’audioguide et l’accueil des chiens d’assistance sont proposés. L’accès avec valises ou sacs de gros volume est interdit (mesure Vigipirate).

Les toiles reviennent sur leurs lieux de création

Quand la peinture retrouve son paysage Le parti pris de l'exposition tient en un geste: ramener les tableaux là où Monet les a peints. Le musée des impressionnismes Giverny se trouve à quelques pas de la maison du Pressoir.

Le visiteur contemple une toile dans les salles, puis sort et reconnaît le même paysage depuis le jardin ou les fenêtres du bâtiment. L'accrochage suit un parcours thématique en cinq sections: «De Vétheuil à Giverny», «Le long de l'Epte et de la Seine», «À travers champs: meules et coquelicots», «Loin de Giverny: les voyages de Monet» et «Avant les nymphéas, les débuts du jardin».

Cette progression retrace l'évolution du regard de Monet sur un territoire qu'il s'approprie saison après saison. Claude Monet (1840, 1926), Les Peupliers à Giverny, 1887, huile sur toile, 74 × 92,5 cm, Potsdam, Hasso Plattner Collection, Museum Barberini «Avant les nymphéas» au musée des impressionnismes Giverny donne ainsi à voir le passage du peintre itinérant au maître enraciné.

Le parcours éclaire la genèse d'un rapport au paysage qui aboutira, quelques années plus tard, au bassin aux nymphéas et aux grandes décorations de l'Orangerie.

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