Cartes imaginaires. Inventer des mondes
Exposition

Cartes imaginaires. Inventer des mondes

Cartes imaginaires. Inventer des mondes est présentée à Bibliothèque François-Mitterrand jusqu'au 19 juillet 2026. "Cartes Imaginaires" à la Bibliothèque nationale de France jusqu'au 19 juillet 2026.

Bibliothèque François-Mitterrand

Quai François Mauriac, 75706, Paris

24 mars 2026 — 19 juil. 2026

Mardi au samedi : 10h - 19h Dimanche : 13h - 19h Fermé les lundis et jours fériés Fermeture des caisses à 18h

L’exposition

Cartes imaginaires. Inventer des mondes est présentée à Bibliothèque François-Mitterrand jusqu'au 19 juillet 2026. "Cartes Imaginaires" à la Bibliothèque nationale de France jusqu'au 19 juillet 2026.

« Cartes imaginaires. Inventer des mondes » est une exposition présentée à la Bibliothèque nationale de France, sur le site François-Mitterrand, du 24 mars au 19 juillet 2026, qui rassemble 200 œuvres du parchemin médiéval au jeu vidéo.

Monstres tapis aux marges des mappemondes, cité d’or de l’Eldorado, îles au trésor : depuis le Moyen Âge, les cartographes ont logé l’imaginaire au cœur de leurs tracés.

Le parcours, réparti en quatre escales, est pensé comme une expérience immersive, attentive à la lumière et au son. Le top des expos à PARIS

Pourquoi y aller ?

Cartes imaginaires. Inventer des mondes rassemble 200 pièces, du parchemin médiéval aux cartes de jeu vidéo, pour montrer comment la cartographie a longtemps hébergé le fantastique.

Un panorama historique et transversal. Deux siècles et des traditions différentes se répondent: monstres et marges médiévales côtoient atlas modernes et territoires de fiction contemporains. La sélection, 200 œuvres, fait apparaître une continuité surprenante entre la Cosmographie de Sebastian Münster, les atlas de Mercator et les cartes du jeu vidéo.
Une scénographie qui structure le regard. Le parcours, divisé en quatre escales, fonctionne comme une progression: chaque salle règle la lumière et le son pour faire basculer le visiteur d’une tonalité à l’autre. Cette mise en scène soigne le rythme de la visite et transforme la consultation des plans en une expérience sensible.
Des prêts et des pièces rares en dialogue. La présentation réunit prêts prestigieux, musée Guimet, British Library, Bibliothèque apostolique Vaticane, et pièces emblématiques, de la Carte du tendre à l’île d’Utopie de Thomas More. Ces rapprochements créent des correspondances inédites entre textes, images et imaginaires cartographiques.
Pratique et propice à une sortie maintenant. L’exposition se tient à la BnF, site François-Mitterrand (Galerie 2), du 24 mars au 19 juillet 2026; tarif adulte indiqué 10 €. Horaires: mardi-samedi 10h-19h, dimanche 13h-19h (caisses fermant à 18h); accès facilité par les stations Bibliothèque François-Mitterrand (ligne 14), Quai de la Gare (ligne 6) et RER C.

Aux marges des cartes

Les monstres du monde connu La première escale entre dans l’imagerie des cartes anciennes.

Au-delà des côtes et des frontières, les cartographes peuplaient leurs documents de créatures fabuleuses, bêtes hybrides, figures mi-réelles mi-légendaires, héritées de l’Antiquité et des textes religieux, puis recopiées d’un ouvrage à l’autre à travers les encyclopédies du Moyen Âge.

Ces êtres se logeaient dans les marges, là où s’arrêtait le monde connu et où commençait celui qu’il restait à explorer. Cinq continents s’y déploient, bordés de prodiges.

Sebastian Münster, La Cosmographie universelle contenant la situation de toutes les parties du monde, Bâle, 1556 Le parcours y réunit des cartographes comme Sebastian Münster, dont la Cosmographie universelle de 1556 fourmille de créatures, ou Gérard Mercator et ses atlas, souvent issus du fonds des Cartes et plans de la BnF.

Editor's note

Une cartographie de l’imaginaire s’ouvre à la Bibliothèque François-Mitterrand: « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » (24 mars - 19 juillet 2026) réunit 200 œuvres, du parchemin médiéval au jeu vidéo.

- À voir pour la mise en regard: de la Carte du tendre et de l’île d’Utopie aux cartes contemporaines de fiction, un dialogue entre siècles qui modifie notre façon de lire le monde.

Des terres qu’on a cru toucher

Eldorado, prêtre Jean et autres mondes légendaires La deuxième escale rassemble les mondes légendaires : des lieux qu’on a longtemps tenus pour réels, et auxquels les cartographes ont attribué une place sur le globe.

L’Atlantide, l’Eldorado, la cité d’or que poursuivaient les conquistadors, le royaume du prêtre Jean, un souverain chrétien imaginaire qu’on situait tour à tour en Asie puis en Afrique, ou encore le paradis terrestre y reçoivent une localisation précise.

Le cartographe flamand Abraham Ortelius alla jusqu’à dresser la carte du royaume du prêtre Jean dans son grand recueil de 1579, comme s’il s’agissait d’une province bien réelle.

La section fait aussi place à d’autres traditions que l’Europe. Des cartes venues d’Asie, notamment bouddhistes, organisent l’espace autour du mont Meru, la montagne sacrée placée au centre du monde dans cette cosmologie.

Questions fréquentes

Quand et où se tient « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » ?

L’exposition a lieu du 24 mars au 19 juillet 2026, à la Bibliothèque nationale de France, site François‑Mitterrand (Galerie 2). Adresse : Quai François Mauriac, 75706, Paris. Le site est ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 13h à 19h. Les lundis et les jours fériés sont fermés. À noter : la fermeture des caisses a lieu à 18h.

Comment et quels sont les tarifs ?

La réservation se fait en ligne via Tiqets. Tarif adulte indiqué : 10 €. Tarif réduit : 8 € (18‑25 ans, étudiants de moins de 35 ans, titulaires d’un Pass Education et carte de famille nombreuse). L’accès est gratuit pour les moins de 18 ans et pour les détenteurs du Pass BnF lecture/culture ou du Pass Recherche illimité. Une pièce d’identité valide est exigée pour bénéficier des tarifs réduits. Selon la indiquée, la réservation se fait sans frais additionnels.

Comment accéder au site et quelle entrée utiliser ?

Le site François‑Mitterrand est desservi par le métro ligne 14 (station « Bibliothèque François‑Mitterrand ») et la ligne 6 (station « Quai de la Gare »), ainsi que par le RER C (gare « Bibliothèque François‑Mitterrand »). Bus : 25, 27, 62, 64, 71, 89, 132 et 325 desservent les abords. Le tramway T3a (arrêt Avenue de France) se situe à environ 550 mètres. En raison du plan Vigipirate, seule l’entrée Est du site est accessible, prévoyez donc d’emprunter cet accès.

Le parcours convient‑il aux enfants et quelles sont les informations d’accessibilité ?

Le parcours, conçu en quatre escales et rassemblant 200 pièces du parchemin médiéval au jeu vidéo, s’adresse à tout âge : il met en regard œuvres anciennes et cartes de fiction pour construire une narration visuelle progressive. La scénographie module lumière et son pour chaque section, ce qui structure la visite. Pour les informations pratiques liées à l’accessibilité (accès personnes à mobilité réduite, accompagnement, services spécifiques), la source indique que des renseignements sont disponibles sur place : il est conseillé de se renseigner directement auprès du site François‑Mitterrand avant la visite.

Mondes inventés

Quand la fiction trace ses propres cartes La troisième escale bascule dans la pure fiction. La carte ne prolonge plus le réel : elle donne corps à des univers de papier, du roman réaliste à la fantasy.

Les exemples les plus familiers sont récents, des cartes de fiction très populaires, de Winnie l’ourson aux territoires de Game of Thrones, en passant par les mondes de Final Fantasy, mais le genre est ancien. Dès 1516, l’humaniste anglais Thomas More inventait à la fois le mot et l’île d’Utopie ; en 1654, la romancière Madeleine de Scudéry traçait sa Carte du tendre, où les sentiments deviennent villages, rivières et chemins à parcourir.

La quatrième et dernière escale referme le voyage en faisant de la carte un objet sensible et subjectif. Des œuvres anciennes, telle la carte An Anciente Mappe of Fairyland de William Sleigh, y côtoient des artistes d’aujourd’hui qui s’emparent de la cartographie pour en démonter les codes.

Le propos de l’exposition affleure alors clairement : avant d’être un relevé, une carte est une vision du monde, et représenter ce monde, suggère le parcours, commence par l’imaginer. Madeleine de Scudéry, Carte du tendre, dans Clélie, histoire romaine, volume 1, 1654

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