Zadkine Art déco
Exposition, Sculpture, Art déco

Zadkine Art déco

Zadkine Art déco au Musée Zadkine (15 nov. 2025, 12 avr. 2026) révèle plus de 90 œuvres sensuelles : dorures, laques et mobilier dans son atelier‑musée.

Musée Zadkine

Musée Zadkine 100 Bis rue d'Assas 75006 Paris

15 nov. 2025 — 12 avr. 2026

Mardi, dimanche : 10h, 18h (dernière entrée 17h30). Fermé : le lundi, le 25 décembre et le 1er janvier.

L'exposition

Au Musée Zadkine, «Zadkine Art déco» révèle une facette méconnue d’Ossip Zadkine : sculpteur sensuel, coloriste audacieux et amoureux des matériaux précieux. Installée dans son ancien atelier transformé en salon Art déco, l’exposition fait renaître la modernité vibrante des années 1920, 1930 et invite à redécouvrir la sculpture comme élément décoratif et architectural.

En 2025, le Musée Zadkine célèbre le centenaire de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. Cette exposition inédite dévoile une facette méconnue d'Ossip Zadkine: un sculpteur sensuel, coloriste audacieux, fasciné par les matériaux précieux.

Plus de quatre-vingt-dix œuvres, sculptures, objets et mobilier, révèlent ses liens intimes avec les grands décorateurs Eileen Gray, André Groult et Marc du Plantier. Dans l'écrin de son ancien atelier parisien, sculptures dorées, bois laqués et reliefs monumentaux transforment ce musée secret en véritable salon Art déco vibrant de la modernité des années 1920, 1930.

Pourquoi y aller

Zadkine Art déco dévoile une face peu connue d’Ossip Zadkine, celle d’un sculpteur sensuel et coloriste, fasciné par les matières et le décor. Installée dans l’ancien atelier-musée, l’exposition offre un parcours intime où plus de quatre‑vingt‑dix œuvres dialoguent comme dans un véritable salon Art déco.

Redécouvrir un Zadkine inattendu. L’exposition met en lumière le tournant des années 1920 où Zadkine s’éloigne du cubisme pour explorer des formes plus charnelles et décoratives. On découvre un artiste joyeux et sensuel, dont la palette et le goût du polissage renouvellent la lecture de son œuvre.
L’atelier transformé en salon Art déco. Présenté dans l’écrin même de son ancien atelier, le musée devient un intérieur des années 1920, 30 où mobilier et sculptures se répondent. Des prêts d’Eileen Gray, André Groult et Marc du Plantier entrent en dialogue avec ses œuvres, table laquée face au Torse d’hermaphrodite, chaise transat faisant écho aux courbes féminines, paravent renvoyant la lumière dorée.
Les matières et savoir‑faire à l’honneur. La visite révèle l’obsession matérielle de Zadkine: il dore, laque, polit et patine, expérimente bois exotiques, pierre polie et plâtre doré, et pratique la taille directe. Ce rapport aux gestes d’atelier et aux techniques artisanales donne à ses pièces une présence tactile rare.
Un regard qui va de l’intime au monumental. Au‑delà des objets, l’exposition montre comment la sculpture de Zadkine s’inscrit dans l’architecture et les intérieurs bourgeois, collaborations avec décorateurs et interventions publiques à Paris et Bruxelles. Placée dans le cadre du centenaire de l’Exposition internationale de 1925, la présentation replace son travail dans l’effervescence moderniste de l’Art déco.

Le tournant décoratif: quand zadkine devient orientaliste de la matière

Du cubisme à l'ivresse ornementale des années 1920 Au début des années 1920, Ossip Zadkine s'éloigne progressivement de la rigueur cubiste pour explorer des formes nouvelles. Il cherche une expression plus charnelle, plus vibrante.

La couleur envahit ses sculptures: il dore, laque, polit et patine ses œuvres à la manière des artisans médiévaux. Sous l'influence des artisanats traditionnels japonais et chinois, il s'enthousiasme pour les effets décoratifs et expérimente bois exotiques, pierre polie, plâtre doré ou laqué.

Chaque matière devient un champ d'expérimentation où émerge une vérité organique que le modelage cubiste avait parfois étouffée. Ossip Zadkine (1890, 1967), L'Oiseau d'or, vers 1924, plâtre peint et doré à la feuille Zadkine se définissait lui-même comme un héritier des ébénistes médiévaux.

Il écrivait dans ses mémoires vouloir se comporter «comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct». La taille directe triomphe dans son œuvre: cette technique ancestrale où la forme naît sans intermédiaire du bloc de pierre ou de bois.

Dans un monde qui redécouvre le plaisir du décor, Zadkine célèbre la beauté des savoir-faire artisanaux avec une intensité renouvelée. «Comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct.»

Nota della redazione

Coup de cœur absolu : Zadkine Art déco dévoile un Ossip Zadkine insouciant et sensuel, orfèvre des surfaces, qui polit, dore et laque pour transformer la sculpture en objet de charme.

L'écrin de l'atelier, métamorphosé en salon, rend palpable ce dialogue entre mobilier et formes - on touche la matière du regard, on rit aux audaces colorées, et l'on repart avec le sentiment d'avoir découvert un artiste plein de gourmandise.

On en sort réjoui et curieux, le regard renouvelé ; c'est une visite délicieuse et nécessaire pour quiconque aime l'art qui célèbre le toucher, la couleur et l'espace. À ne pas manquer.

Zadkine monumental: des intérieurs bourgeois à la ville

L'art décoratif à l'échelle de l'architecture Zadkine ne crée pas seulement pour les intérieurs bourgeois. Il investit la ville en collaborant avec des architectes à Paris et Bruxelles.

Ses figures élancées et puissantes s'intègrent dans des façades et jardins modernes. L'exposition «Zadkine Art déco» au Musée Zadkine présente notamment ses contributions aux grandes expositions universelles, révélant un artiste capable de penser à l'échelle monumentale. 90+ œuvres réunies dans l'ancien atelier du sculpteur Le parcours culmine avec l'Exposition internationale des arts décoratifs de 1925.

C'est sa maîtrise de la taille directe qui vaut à Zadkine d'être sollicité pour ce projet majeur. Aux côtés de François Pompon et des frères Jan et Joël Martel, il taille directement dans la pierre les reliefs de la Pergola de la Douce France.

Ce monument collectif, érigé sur l'esplanade des Invalides et consacré aux légendes celtiques, le Saint-Graal, Tristan et Iseult, Merlin et Viviane, remporte le Grand Prix international d'architecture. Remontée en 1935 à Étampes et classée monument historique en 1998, la Pergola reste l'un des rares témoignages encore visibles de l'Art déco monumental.

Ossip Zadkine (1890, 1967), Tête de femme, 1924, pierre calcaire, incrustation de marbre gris et rehauts de couleur Focus sur l'œuvre Cette Tête de femme incarne le raffinement de Zadkine dans les années 1920. Sculptée en pierre calcaire avec des incrustations de marbre gris pour les yeux et des rehauts de couleur délicatement appliqués, elle révèle la passion du sculpteur pour les matériaux précieux.

Cette œuvre a appartenu à Eileen Gray, figure majeure du design Art déco, témoignant de la reconnaissance dont Zadkine jouissait auprès des plus grands créateurs de son temps.

Questions fréquentes

Quelles sont les dates et le lieu de l’exposition ?

«Zadkine Art déco» se tient du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026 au Musée Zadkine, 100 bis rue d’Assas, 75006 Paris. Le parcours réunit plus de quatre‑vingt‑dix œuvres, sculptures, objets et mobilier, dans l’écrin de l’ancien atelier du sculpteur.

Quels sont les horaires d’ouverture et les jours de fermeture ?

Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h (dernière entrée à 17h30). Il est fermé le lundi ainsi que les 25 décembre et 1er janvier.

Comment se procurer un billet et quel est le tarif pour un adulte ?

Les billets sont disponibles en ligne; la réservation en ligne est recommandée. Le tarif adulte indiqué est de 12,70 €.

Comment accéder au musée et quelles règles pratiques connaître avant la visite ?

Le Musée Zadkine est facilement accessible: métro Vavin (ligne 4) ou Notre‑Dame‑des‑Champs (ligne 12); RER Port‑Royal ou Luxembourg (RER B); bus lignes 38, 58, 82, 83 et 91. Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite. Pratique à savoir: il n’y a pas de vestiaire; les sacs volumineux (supérieurs à 40 cm), valises et objets encombrants ne sont pas autorisés dans l’enceinte du musée.

L'atelier transformé en salon art déco: eileen gray, andré groult, marc du plantier

Quand sculpture et mobilier fusionnent dans un écrin des années 1930 La dernière section de l'exposition investit l'atelier même où Zadkine vécut et travailla jusqu'en 1967. Les meubles et objets d'Eileen Gray, André Groult et Marc du Plantier entrent en dialogue avec ses sculptures.

Une table laquée de Groult répond au Torse d'hermaphrodite; une chaise transat de Gray fait écho aux courbes sensuelles de ses figures féminines; un paravent de Marc du Plantier reflète la lumière dorée de L'Oiseau d'or. ✨ L'ensemble recrée l'atmosphère feutrée d'un intérieur Art déco habité: lumières tamisées, reflets profonds des laques, chaleur des bois précieux.

La scénographie fait vibrer les matériaux et donne l'impression d'être invité chez un collectionneur des années 1930. Rappelons qu'en 1925, Eileen Gray avait invité Zadkine à exposer dans sa galerie Jean Désert aux côtés de Chana Orloff.

On comprend soudain que Zadkine n'était pas seulement le sculpteur tourmenté de l'après-guerre; il fut aussi un créateur total, aimé et collectionné par les plus grands décorateurs de son temps. Ossip Zadkine (1890, 1967), Torse d'hermaphrodite, 1925, 1931, bois d'acacia laqué en collaboration avec André Groult

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