Henry Taylor. Where thoughts provoke
Exposition

Henry Taylor. Where thoughts provoke

Henry Taylor. Where thoughts provoke est présentée à Musée National Picasso-Paris jusqu'au 6 septembre 2026.

Musée National Picasso-Paris

5 Rue de Thorigny, 75003 Paris

08 avr. 2026 — 06 sept. 2026

Du mardi au dimanche : 9h30 - 18h. Dernier accès à 17h15

L'exposition

Henry Taylor. Where thoughts provoke est présentée à Musée National Picasso-Paris jusqu'au 6 septembre 2026.

« Henry Taylor. Where thoughts provoke » au Musée Picasso déploie la première rétrospective française du peintre américain né en Californie en 1958.

Du 8 avril au 6 septembre 2026, une centaine d'œuvres, peintures, sculptures et installations, investissent deux étages et treize salles de l'hôtel Salé.

Des portraits d'anonymes croisés dans la rue aux relectures frontales des Demoiselles d'Avignon, le parcours couvre quarante ans d'une figuration expressive nourrie par le quotidien. L'exposition s'inscrit dans le cycle consacré à la réception américaine de Picasso, après Faith Ringgold, Jackson Pollock et Philip Guston.

Pourquoi y aller

Première rétrospective française d’Henry Taylor, « Where thoughts provoke » investit l’Hôtel Salé du Musée national Picasso‑Paris du 8 avril au 6 septembre 2026. Le parcours, conçu avec l’artiste et commissarié par Joanne Snrech, réunit une centaine d’œuvres réparties sur deux étages et treize salles.

Une rétrospective d’ampleur. Près d’une centaine d’œuvres, peintures, sculptures et installations, couvrant quarante ans de carrière offrent une lecture complète et progressive de l’évolution de son langage pictural.
Des portraits qui frappent par leur immédiateté. Taylor peint anonymes, proches et figures publiques sans hiérarchie: des compositions dépouillées où la silhouette, la posture et la couleur racontent des vies, on y retrouve aussi des tableaux consacrés à Jackie Robinson ou à Martin Luther King, exemples d’une mémoire collective revisitée.
Un face‑à‑face critique avec les modernes. Plusieurs salles mettent en regard ses relectures des maîtres occidentaux, notamment une réinterprétation des Demoiselles d’Avignon, et offrent un dialogue stimulant entre histoire de l’art et voix contemporaines.
La dimension sculpturale et l’art de l’assemblage. En dehors de la peinture, Taylor investit l’espace avec des assemblages d’objets quotidiens, bidons, meubles, constructions hétéroclites, qui ajoutent humour et gravité au parcours et montrent une pratique plastique résolument multiple.

Premiers gestes et poétique du quotidien

Des murs de Camarillo aux couleurs expressives d'Oxnard

Conçue avec l'artiste, l'exposition est placée sous le commissariat de Joanne Snrech, conservatrice du patrimoine au Musée national Picasso-Paris. Né à Ventura en 1958, cadet d'une fratrie de huit, Henry Taylor grandit à Oxnard dans une famille venue de l'est du Texas pendant la Grande Migration.

Son père, peintre en bâtiment sur une base aéronavale, figure comme painter sur l'acte de naissance, un héritage que l'artiste a pris au mot.

Pendant dix ans, Taylor travaille comme technicien psychiatrique à l'hôpital d'État de Camarillo, où il dessine les patients. Il obtient son BFA au California Institute of the Arts en 1995.

Dès cette période, il privilégie couleurs vives, touche rapide et contours nets qui captent la présence d'un modèle plutôt qu'une ressemblance photographique.

Henry Taylor, Screaming Head, 1990, Huile sur toile,

Nota editorial

Visiter cette rétrospective, c’est se confronter à une figuration à la fois immédiate et traversée par un regard critique sur l’histoire de la peinture. Les portraits, proches, anonymes, figures publiques, frappent par leur économie de moyens : des silhouettes et des postures qui suffisent à raconter des vies.

Taylor sait faire du quotidien un matériau sculptural, et sa peinture conserve toujours cette capacité à rendre sensible ce qui, à première vue, paraît banale.

Au rez‑de‑chaussée, la confrontation assumée avec les maîtres modernes donne au parcours une tension stimulante : des relectures des Demoiselles d’Avignon aux dialogues avec d’autres icônes du modernisme, l’artiste opère des renversements de perspective qui réinterrogent les canons et déplacent le regard.

À l’étage, les assemblages et installations, objets trouvés, meubles et bidons peints, introduisent une dimension tactile et parfois cocasse qui complète la force picturale des toiles. Conçue avec l’artiste et soutenue à grande échelle, l’exposition sait alterner moments d’intimité et grandes propositions visuelles.

Certaines toiles, comme celle évoquant une scène du 4 juillet

Portraits sans hiérarchie, récits des marges

Anonymes, icônes et scènes du quotidien américain

Taylor peint ses proches, des inconnus croisés dans la rue et des figures publiques sans distinction de statut. Ses compositions, souvent dépouillées, ramènent tout à la silhouette, aux vêtements, aux postures.

Le fond reste minimal. Les attitudes deviennent de purs motifs plastiques.

Années de carrière couvertes par le parcours

L'artiste forge aussi son propre panthéon de mémoire alternative. A Jack Move, Proved It représente Jackie Robinson, premier joueur noir depuis les années 1880 à intégrer la Ligue majeure de baseball en 1947.

Un immense tableau vertical montre Martin Luther King jouant au ballon avec des enfants dans un paysage lumineux et frais, loin des tribunes et des marches, un pur moment de jeu qui acquiert une dimension épique.

Questions fréquentes

Quand et où se tient l’exposition ?

« Henry Taylor. Where thoughts provoke » se tient du 8 avril au 6 septembre 2026 au Musée national Picasso‑Paris

Quels sont les horaires et les conditions d’accès aux salles ?

Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h. Le dernier accès est à 17h15 et les salles ferment à 17h40. Le musée est fermé le lundi ainsi que le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. Le premier dimanche de chaque mois l’entrée est gratuite.

Comment un billet et combien ça coûte ?

Le plein tarif est de 16 €

Le musée est‑il accessible aux personnes à mobilité réduite et existe‑t‑il des gratuités spécifiques ?

Le Musée Picasso est accessible aux personnes à mobilité réduite. Les visiteurs en situation de handicap peuvent demander un accueil personnalisé à l’adresse accessibilite@museepicassoparis.fr. L’entrée est gratuite pour le visiteur en situation de handicap et son accompagnateur. Pour toute information pratique supplémentaire: Musée national Picasso‑Paris, Tél.: 01 85 56 00 36.

Face à picasso, la peinture avant tout

Relecture critique des maîtres modernes occidentaux

Les relectures de la peinture moderne occupent plusieurs salles du rez-de-chaussée. Dans From Congo to the Capital, and black again (2007), Taylor substitue aux figures anguleuses des Demoiselles d'Avignon des corps de femmes noires, incarnés et singularisés.

Il joue ainsi avec les ambiguïtés de la référence africaine dans l'une des œuvres clés du modernisme occidental.

Taylor invoque à ce propos une conversation avec David Hammons sur la nécessité de reprendre ce que l'art européen avait emprunté aux cultures africaines et de l'intégrer dans un autre monde. D'autres toiles fonctionnent comme des improvisations où mémoire et imaginaire entrent en résonance.

Trail (2005) juxtapose le matricule de prisonnier A63837, un policier et un portrait de Bob Dylan, qui consacra une chanson à George Jackson en 1971.

Taylor confie écouter souvent de la musique en peignant, laissant parfois ses rythmes infuser la composition dans une logique proche du jazz.

¿Listo para la visita?

Anticipez votre visites en réservant vos billets coupe file et choisissez le créneau qui vous convient.

Reserva tus entradasTaquilla officielle
À découvrir aussi

Exposiciones similares

Explorar todo el catálogo