L’événement
Une proposition immersive qui transpose la peinture de Van Gogh sur 3 300 m² d’écran, à Paris, pour l’été 2026.
« Van Gogh, La Nuit Étoilée » présente, du 3 juillet au 13 septembre 2026, un parcours où les toiles du peintre néerlandais sont projetées en très haute définition sur les parois, les piliers et le sol d’une ancienne fonderie transformée en centre d’art numérique.
Ici, aucun original n’est accroché: les œuvres, numérisées, se déploient en mouvement et en grand format pour révéler ce que la photographie réduite masque souvent: l’empreinte du pinceau, l’épaisseur de la matière, le rythme des touches.
La projection à 360 degrés réécrit l’échelle de la peinture et redonne au geste sa dimension topographique.
La promesse n’est pas la reconstitution muséale mais la transposition sensorielle: marcher au milieu des Tournesols, du ciel tourbillonnant de La Nuit étoilée ou de la chambre d’Arles revient à traverser la logique même du tableau, à écouter la couleur et à laisser la matière dicter le pas.
Pourquoi y aller ?
Quatre raisons de pousser la porte cet été.
DANS LES TOILES: la peinture de Van Gogh mise en mouvement
La scénographie travaille la couleur et le geste plutôt que la chronologie, pour faire surgir la trajectoire picturale de Van Gogh par séries visuelles.
Les images, projetées sur 3 300 m² de surface, investissent murs, piliers et sols: la halle devient un dispositif continu où les tableaux se recomposent en séquences. Agrandis à plusieurs mètres de haut, les Tournesols et les autoportraits se lisent comme des paysages tactiles, les empâtements se muant en reliefs visibles à l’œil nu.
La mise en mouvement ne consiste pas à animer pour animer: les zooms, transitions et fragments rythmés dialoguent avec une bande-son qui structure la déambulation. Le montage visuel choisit la couleur comme fil directeur, laissant apparaître des correspondances visuelles que l’accrochage traditionnel ne permet pas toujours.
Le visiteur circule librement, invité à s’arrêter, à reculer ou à se rapprocher: la projection transforme le regard en expérience physique, et la peinture en paysage habitable où la tactilité des touches devient point d’appui pour l’émotion.
Nota della redazione
Plus qu’une démonstration technologique, cette proposition rend palpable ce qui fait l’essence de Van Gogh: le pinceau comme langue, la couleur comme voix.
On sort de la halle moins instruit que touché, avec l’impression d’avoir traversé un paysage peint.
DU NORD À LA PROVENCE: le tournant d’un peintre incompris
L’exposition raconte, par la couleur, la mue de Van Gogh: des bruns des débuts néerlandais aux jaunes flamboyants de la Provence.
Des Pays-Bas gris au plein soleil du Sud En une dizaine d’années à peine, Vincent van Gogh laisse plus de 2 000 œuvres, aujourd’hui dispersées dans le monde entier. Fils de pasteur né en 1853 dans le sud des Pays-Bas, il vient tard à la peinture et meurt à trente-sept ans, en 1890.
Célèbre depuis, il n’a presque rien vendu de son vivant. Ses premières toiles, peintes aux Pays-Bas, sont sombres et terreuses: Les Mangeurs de pommes de terre (1885), aux visages burinés éclairés d’une simple lampe, en gardent la trace.
2 000+ œUvres laissées en une dizaine d’années Tout bascule à Paris, où il découvre les couleurs claires des impressionnistes et les estampes japonaises; ces dernières, qu’il collectionne, marquent sa façon de composer et de dessiner. À Arles, en 1888, la lumière du Sud éclaircit franchement sa palette et fait éclater les jaunes des Tournesols.
Interné à sa demande à l’asile de Saint-Rémy-de-Provence, il peint depuis sa fenêtre le ciel tourbillonnant de La Nuit étoilée (1889), qui donne son titre à l’exposition. Ses derniers mois, à Auvers-sur-Oise, livrent des champs balayés par le vent et le ciel lourd du Champ de blé aux corbeaux (1890), l’une de ses ultimes toiles.
La Nuit étoilée projetée à 360 degrés dans la halle, vue de l’exposition « Van Gogh, La Nuit Étoilée » Peinte à la mi-juin 1889 d’après la vue depuis la fenêtre grillagée de sa chambre, à l’asile Saint-Paul-de-Mausole de Saint-Rémy-de-Provence, cette toile donne son titre au parcours. Van Gogh s’inspire du ciel d’avant l’aube qu’il décrit à son frère Théo, où brillent la lune et l’étoile du matin.
L’image mêle observation et invention: le grand cyprès sombre, à gauche, est peint bien plus près qu’il ne se trouvait, et le village au clocher, en contrebas, ne pouvait se voir depuis sa fenêtre. Le ciel en spirales n’a pas été peint la nuit, mais de jour, en plusieurs séances, de mémoire.
Conservée à New York depuis 1941, elle est devenue l’une des images les plus reproduites de l’art occidental.
Questions fréquentes
Quelles sont les dates de l’exposition?
« Van Gogh, La Nuit Étoilée » se tient du 3 juillet 2026 au 13 septembre 2026.
Y a-t-il des œuvres originales accrochées?
Non, aucune œuvre originale n’est accrochée: les toiles ont été numérisées en très haute définition et sont projetées sur les surfaces de la halle.
Quelle est la durée moyenne de la visite?
La durée moyenne de la visite est d’environ 50 minutes, le parcours se faisant en circulation libre dans la halle.
Qui signe la création et la réalisation de l’événement?
La création et la direction artistique sont assurées par Gianfranco Iannuzzi, la réalisation par Culturespaces Studio.
L’Atelier des Lumières en dialogue avec l’œuvre
Le lieu parle avec les images: la halle industrielle, ses piliers et sa hauteur sous plafond transforment la projection en expérience architecturale.
Une fonderie de fer devenue écran Le lieu compte presque autant que les images. Au 38 rue Saint-Maur, dans le 11e arrondissement, l’Atelier des Lumières occupe l’ancienne fonderie de fer du Chemin-Vert, fondée en 1835 par les frères Plichon.
Pendant une centaine d’années, on y a coulé de la fonte de fer destinée aux navires et aux voies ferrées, avant que la crise des années 1930 ne ferme l’usine. Redécouvert puis entièrement restauré, le bâtiment a gardé sa cheminée de brique, ses piliers et sa charpente métallique, qui donnent aux projections un fond brut et inattendu.
Ouvert par Culturespaces en avril 2018, l’Atelier des Lumières fut le premier centre d’art numérique de Paris; ses projections couvrent 3 300 m² et des murs hauts de dix mètres, grâce à cent quarante vidéoprojecteurs et un son spatialisé. Dès sa première année, le lieu a accueilli 1,2 million de visiteurs, attirés par ses expositions immersives consacrées à des peintres célèbres.
Van Gogh y avait été projeté pour la première fois en 2019, avant d’y revenir à plusieurs reprises; pour l’été 2026, l’expérience reparaît dans sa version enrichie. Le parcours s’adresse à tous les âges, reste accessible aux personnes à mobilité réduite, et un espace interactif y attend les plus jeunes en complément de la visite.
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